Les micro-organismes (virus, procaryotes, eucaryotes unicellulaires) sont soumis d'une part à des facteurs environnementaux dont les amplitudes tendent à se modifier sous l'action de l'anthropisation des écosystèmes (changements locaux et globaux), et d'autre part à des modifications ou à la création de niches écologiques dues à l'action de l'homme (conurbation, hôpital, industrie, agroalimentaire, élevage intensif, …). Grâce à leur importante plasticité phénotypique et génétique, ces micro-organismes s'adaptent rapidement à ces modifications. Ces adaptations conduisent pour certains d'entre eux à changer d'hôte ou à devenir "envahissant" dans l'écosystème, et pour d'autres à acquérir des facteurs de virulence, expliquant ainsi l'émergence ou la ré-émergence de pathogènes. Les questions centrales de l'équipe sont : - Les variations des contraintes environnementales peuvent-elles expliquer l’acquisition de la virulence ou une nouvelle dynamique d'un pathogène ?
- La présence de gènes de virulence est-elle liée à la présence de gènes de résistance aux effets de certains facteurs environnementaux, permettant ainsi un avantage adaptatif aux variations environnementales (rôle de pathogène versus rôle dans le fonctionnement de l'écosystème) ?
- Quels sont les risques sanitaires (santé publique et santé animale) liés aux déséquilibres des dynamiques des clones pathogènes et des clones non-pathogènes (niveau intra-spécifique), et aux déséquilibres des dynamiques des espèces pathogènes et non pathogènes (niveau inter-spécifique)?
Pour répondre à ces questions, les objectifs de l'équipe sont d'étudier : - expérimentalement l'effet des facteurs environnementaux qui expliquent la dynamique de ces micro-organismes et donc leur survie ou leur émergence
- la distribution de gènes de virulence et leur expression dans des modèles cellulaires et des modèles animaux
- la biodiversité et la dynamique de micro-organismes pathogènes de l'homme et/ou d'animaux aquatiques
- la réponse immunitaire de modèles animaux marins d’intérêt économique face à l'infection de micro-organismes pathogènes pour eux ou/et pour l’homme.
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